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 Là-bas au Connemara

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Catusagios
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Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Là-bas au Connemara   Lun 17 Mar 2014 - 9:58

Là-bas au Connemara



Si vous souhaitez pratiquer un sport authentique et complet, alors le football gaélique est tout désigné. Venu d’Irlande, ce jeu traditionnel est une belle alternative au football ou au rugby. Il existe même des clubs en France ! Outsider-Mag a rencontré Aurélie Seiller, la présidente de la fédération.

La Cumann Lúthchleas Gael se situe de l’autre côté de la Mer Celtique. A moins d’avoir fait gaélique LV2 au lycée, ce nom ne vous dit sûrement rien. C’est le nom d’une organisation qui se veut culturelle avant d’être sportive et qui a pour principal but de promouvoir la culture gaélique : le sport avec le hurling, le camogie, le handball et le football gaéliques mais aussi les langues, la danse (jig, slide, hornpipe…) et la musique. Au regard du passé et à moins de chercher la baston dans quelque pub dublinois, impossible de la désigner seulement par son nom anglais : the Gaelic Athletic Association (G.A.A). Dans ce pays de 4.8 millions d’habitants, l’institution compte presque 800 000 adhérents (plus que le football et le rugby réunis) et a été la 1ère structure démocratique créée dans la pays. C’est dire l’importance qu’elle occupe dans la vie des Irlandais. Son siège est situé à Dublin dans le stade de Croke Park, le Temple des sports gaéliques. La G.A.A a toujours œuvré pour entretenir un sentiment identitaire fort au sein de toutes les classes sociales. Et aujourd’hui comme hier, le football gaélique est le fer de lance de cette action, la vitrine de la fédération. Ce sport ne ressemble à aucun autre. Ou plutôt, en apparence, à plusieurs autres. Explications

Si vous rentrez sur un terrain de football et que vous regardez vers les buts, vous apercevez les poteaux latéraux se prolonger, au-delà des filets et de la barre transversale, vers le ciel, comme des poteaux de rugby. Ne criez pas au fou, vous êtes bien sur un terrain de football gaélique. Certes, il y a bien 15 joueurs de champ comme au rugby et un gardien de but comme au foot. Certes, le ballon ressemble à un ballon de volley mais ne paniquez pas : tout est normal ! Débarrassez-vous des codes habituels, ce jeu n’est ni excentrique ni une création récente, bien au contraire. Ce jeu est l’un des plus anciens et des plus authentiques : les premières traces de cette ancienne forme de football remontent à 1537, même si la codification des règles n’est intervenue que bien plus tard, à partir de 1887. Et ce jeu fait même partie de l’Histoire.

Dimanche 21 novembre 1920. Bientôt deux ans que l’Irlande mène sa guerre d’indépendance face au voisin anglais. Leader de l’armée républicaine irlandaise, Michael Collins et ses hommes veulent faire vaciller leur ennemi, le blesser dans sa chair, l’assommer psychologiquement. Ce conflit n’a que trop duré. Trop de frères et de sœurs d’Irlande sont tombés. Œil pour œil. Un plan est dressé. Cinquante personnes sont visées dès le petit matin. 14 cibles seront exécutées : agents britanniques, informateurs et personnes apparemment sans engagement politique. Dublin est sous le choc. La population, qui a eu vent de cette opération sanglante, se rend malgré tout au stade de Croke Park ce dimanche. L’atmosphère est électrique.

"Au football gaélique, un joueur ne peut porter qu’un seul maillot, celui de son comté de naissance."

Mais comme un match de football gaélique oppose Dublin et Tipperary, 15 000 personnes n’ont pas pu résister et sont venues se tasser dans les travées pour assister à l’événement. Ce match est plus qu’un match. Car le Football Gaélique est plus qu’un sport, c’est aussi le récit de joutes ancestrales entre paroisses, comtés, ou provinces d’Irlande. Et les valeurs y tiennent une place prépondérante : chaque joueur ne peut jouer que pour une seule équipe dans toute sa vie, celle du comté dont il était originaire. Cette règle est immuable.
Participer ou assister à ces rencontres rythme la vie de chaque famille. Intégrer une équipe c’est aussi prendre le relais d’un père, d’un oncle, d’un frère ou d’un cousin. C’est représenter son village. C’est une question de fierté, d’honneur. Culturellement et socialement, le football gaélique imprègne l’histoire profonde de la verte Erin. Et aujourd’hui encore, ce sport dépasse la notoriété du football et du rugby.

Devant les pertes et l’affront causés par l’IRA, la Couronne se doit de réagir. Les représailles sont immédiates. Les Anglais organisent un tirage au sort pour déterminer qui du peuple de Croke Park ou de la foule de Sackville Street (ancienne appellation d’O’Connell Street, principale artère commerçante de Dublin) verra les troupes paramilitaires répondre par la plus grande violence. Le Temple du football gaélique est désigné. Comment pouvait-il en être autrement ? Il ne pouvait y avoir pire riposte, tant ce jeu coule dans les veines des habitants de l’île.
C’est le 1er Bloody Sunday (il y en a eu trois, le troisième étant la chanson de U2, nd@fmboudet). Juste avant le début de la rencontre, les deux équipes pénètrent sur le terrain, suivies de peu par les forces britanniques qui envahissent le stade. Ordre est donner de tirer dans la foule. Deux joueurs sont touchés dont Michael Hogan qui meurt peu après de ses blessures, 14 personnes sont tuées et 65 autres blessées.



Pieds et poings liés. Fort heureusement, pas besoin d’éviter les balles pour se saisir aujourd’hui d’un ballon de football gaélique. Cependant, ce drame rappelle combien l’identité de ce jeu est mêlée à l’histoire du pays qui l’a vu naître et combien ce jeu a payé le prix de la naissance de ce pays. Mais trêve de rappels historiques et passons à la pratique.
Pour faire une passe, il vous faudra user de vos pieds ou de vos 2 mains pour tenir et boxer le ballon simultanément. Les déplacements sont extrêmement codifiés : 4 pas doivent être suivis d’un rebond de la balle sur le sol, les 4 pas suivants d’un Toe-Tap. Ah oui, le Toe-Tap consiste à lâcher le ballon sur son pied et le renvoyer dans ses mains (voir les vidéos ci-jointes). Et la meilleure séquence de jeu se définit comme suit : 4 pas, 1 dribble, 4 pas, un toe-tap et ainsi de suite. Vu comme ça, ce sport à l’air très technique et alambiqué mais accrochez-vous car il est également très complet et à la portée de tous.

« Quand je suis allée voir un match pour la 1ère fois, j’ai trouvé ça génial. En fait le jeu est fluide, les règles, pas si compliquées que cela et l’ambiance et la solidarité sont très saines, très bonnes. On y retrouve des valeurs de camaraderie. On est y potes avant d’être adversaires ». Aurélie Seiller, 32 ans, est depuis l’an dernier la Présidente de la Fédération Française de Football Gaélique. « Initialement, je suis volleyeuse. En arrivant en Auvergne avec mon compagnon, nous avons rejoint un groupe de rugby. Et l’un de ses membres nous a incité à découvrir le Football Gaélique ». A l’époque, la jeune femme originaire de Mulhouse découvre un jeu parmi les plus rapides du monde. Un jeu intense et passionnant dans lequel on peut marquer des buts, des drops. Et bien plus. « J’ai toujours apprécié la culture irlandaise. C’est très bête mais cela vient du « Lac du Connemara », la chanson de Michel Sardou. Je me suis intéressé à ses traditions, ses figures. C’est un pays qui respire l’authenticité ».

"On a plus de 50 matches à gérer, sans compter les compétitions européennes. Il faut savoir mobiliser les énergies ». Aurélie Seiller, présidente de la fédération française de football gaélique."

Actions et développements. C’est aussi pour cette raison que la Fédération de Football Gaélique est en plein développement depuis son implantation, d’abord en Bretagne et en Ile de France, il y a une quinzaine d’années. Aujourd’hui près de 500 membres et 19 clubs se regroupent sous son égide. « Et cette année, poursuit Aurélie Seiller, on a une véritable compétition féminine qui se lance avec 4 équipes à Paris, Lyon, Bordeaux et Rennes ». Pourtant, ce n’est pas toujours évident avec un budget d’une dizaine de milliers d’euros seulement (à titre de comparaison en France : 200 millions pour le football, 100 millions pour le rugby). « La Fédération se doit d’accompagner les jeunes clubs, de porter de nouvelles dynamiques. On a plus de 50 matches à gérer, sans compter les compétitions européennes. Il faut savoir mobiliser les énergies… ». Les nouvelles technologies aident beaucoup : mails, Skype et autres conférences téléphoniques permettent de réunir un bureau disséminé aux six coins de l’hexagone. Mais malgré le peu d’aides extérieures et l’absence de locaux, le football gaélique version française reste en mouvement : au gré des changements de vie et de résidence, les passionnés, -et pas seulement bretons ou expatriés irlandais-, essaiment et créent de nouvelles structures d’entrainement sur le territoire. « Dans certaines villes, comme Lyon ou Paris, c’est vrai que la culture ou le folklore traditionnels sont plus présent compte tenu du nombre d’Irlandais qui animent ces clubs. Mais sinon, nous n’avons pas de contact direct avec la Gaelic Athletic Association. C’est L’European County Board qui gère les autres nations. La GAA est très centrée sur L’Irlande. Elle codifie les règles mais c’est tout ». Des règles qui évoluent: cette année, outre les classiques cartons jaunes (avertissement) et rouges (exclusion définitive, l’équipe joue avec un joueur de moins), le carton noir a fait son apparition: « Il s’agit de cartons rouges pour lesquels les joueurs sont exclus mais peuvent être remplacés dans le jeu et dans la limite de 3 par équipe et par match ».



Portes ouvertes. En Europe, du fait du nombre de leurs ressortissants d’origine celte, la Suisse et le Bénélux présentent les équipes les plus compétitives. La France, quant à elle, représente le plus gros contingent de joueurs sur le continent, après l’Irlande. Pour fêter les 10 ans de la Fédération de Football Gaélique, la jeune présidente qui joue « full forward » (avant-centre) voudrait organiser une rencontre internationale face à l’Italie: « or, les instances européennes ont du mal à accepter le principe et à asseoir des règles de sélections compte tenu du nombre de joueurs étrangers qui évoluent dans les différents pays ». Une décision dommageable mais compréhensible pour un sport à la culture si forte et aux traditions ancestrales.

Mais assurément, comme pour toutes disciplines, son organisation évoluera dans les années à venir. Si vous rêvez d’intégrer un jour son équipe de France, ou tout simplement, de découvrir un sport authentique, n’ayez pas peur, allez voir un match ou poussez la porte d’un club français. Et pour les mamans qui auraient peur de retrouver leurs rejetons en pièces détachées, Aurélie Seiller les rassure: « le seul contact autorisé, c’est épaule contre épaule. L’ambiance est vraiment fraternelle ».





Les sites pour s’informer :
Fédération Française: http://www.footballgaelique.fr/
Fédération Irlandaise : http://www.gaa.ie/
Instances Européennes : http://europegaa.eu/

Les dates des prochaines événements en France :
12 avril : 2 tournoi à Paris et à Toulouse. Les équipes fédérales seront divisées en deux groupes : Coutances, Lyon, Naives, Lille joueront dans la capitale ; Clermont, Bordeaux et Niort se retrouveront sous le soleil haut-garonnais.

17 mai : Tournoi à Niort, toutes les équipes engagées sur le championnat Fédéral se retrouve sur cette journée.

7 juin: toutes les équipes fédérales, bretonnes et anglo-normandes se retrouveront à Clermont-Ferrand pour la finale du championnat de France et des îles anglo-normandes.

Stephan Lemonsu
@stephanlem

Source : http://www.outsider-mag.fr/bas-au-connemara/
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